À propos

L’ouvrage, dont le titre est L’erreur de Faust, essai sur la société du vieillissement, possède à mes yeux une facture qui lui est propre. Notre point de départ se réfère à la rupture que constitue la durée passée à la retraite relativement à la durée consacrée à l’activité professionnelle. On estime que dans un avenir proche un tiers de la population française passera un tiers de sa vie à la retraite. 

Face à cette évolution considérable, il est pertinent de s’interroger sur l’organisation de notre société, sur les règles qui la fondent et sur la manière dont les pouvoirs s’agencent. L’interrogation posée dans notre essai excède les motifs traditionnels de l’équité intergénérationnelle ou de la santé des seniors, autant de sujets habituellement traités en silo. 

Des thèmes comme la budgétisation des retraites, le souci de soi, le bien vieillir sont appréhendés dans notre publication de manière transversale et non verticale. Ce parti pris appelait une méthode : nous avons choisi l’analyse multifactorielle qui permet de décrire un système à partir d’un certain nombre de variables et de caractériser les facteurs fondamentaux de variation.

Jean-Hervé Lorenzi, Co-auteur de L’Erreur de Faust et Titulaire de la Chaire TDTE