Accueil

PRÉSENTATION

 Ce blog est destiné à présenter l’ouvrage L’Erreur de Faust, qui traite du sujet ardant de la société du vieillissement. Dans la rubrique À propos vous pourrez également trouver des articles liés à la même problématique. N’hésitez pas non plus à commander le livre dans la partie associée sur ce blog. Très bonne navigation !

· PRÉSENTATION DES AUTEURS ·

Ce livre introduit un concept totalement nouveau, celui de la Société du Vieillissement. C’est un concept de rupture : un quart à un tiers de la population va passer près du tiers de sa vie en retraite ; ce qui va changer brutalement les trajectoires économiques, les horizons d’investissement, les équilibres sociaux et politiques. Cette population nombreuse, éduquée qui possède l’essentiel des patrimoines ne va pas rester à ne rien faire et va peser de tout son poids sur la gouvernance de nos sociétés. 

1) La Société du Vieillissement, une première dans l’histoire de l’humanité  

Une Société du Vieillissement, ce n’est jamais arrivé dans l’histoire de l’humanité. Ces générations qui ne veulent pas vieillir vont vouloir garder le pouvoir et leurs atouts sont convaincants : elles possèdent l’essentiel des patrimoines, elles bénéficient de la connaissance et de l’expérience, elles ont du temps. 

Elle va entrer en conflit, un conflit social violent entre les possédants et les autres. Cette Société du Vieillissement peut tourner au cauchemar et peut même tuer la société en fermant la porte aux plus jeunes et en s’arc-boutant pour éviter toute évolution. Si rien n’est fait, les seniors vont prendre le pouvoir et renforcer la stagnation séculaire. En posant ce concept, le livre avance aussi des solutions radicales pour organiser des contre-pouvoirs et parvenir à une Société du Vieillissement harmonieuse. 

Mais dans une population stationnaire, si un tiers de la population la plus riche et la plus éduquée passe un tiers de sa vie à ne rien faire et à vivre de ses rentes, alors nécessairement les jeunes sont exclus et condamnés à nourrir les rentiers.

2) Eviter l’Erreur de Faust en réalisant l’harmonie entre les générations 

L’ensemble des sciences sociales enseigne qu’une harmonie est possible. Cette harmonie est possible pour peu que nous ne reproduisions pas l’erreur de Faust, l’erreur de vouloir rester jeune tout seul, en secret, par un pacte et qui finira par consommer toute la jeunesse autour de lui à commencer par celle de Marguerite. La Société du Vieillissement est une proposition pour plus d’harmonie. 

Une Société du Vieillissement harmonieuse est une société dans laquelle se réalise l’harmonie entre les générations, où les conditions de vie pour les seniors sont jugées satisfaisantes, où se généralise une activité socialisée pour chacune et chacun, contraignante et altruiste, où est reconnu comme valeur première le souci de soi, c’est-à-dire la permanence de l’acquisition de connaissances, le développement des activités réflexives physiques, intellectuelles et spirituelles et la priorité donnée à la recherche de la longévité en bonne santé. Tout ceci s’inspire, bien évidemment, des multiples travaux de l’économie du bien-être et des enseignements de la philosophie classique sur le souci de soi. 

LE SOUCI DE SOI PEUT RETARDER JUSQU’A CINQ ANS L’ÂGE D’ENTRÉE DANS LA DÉPENDANCE OU MÊME PROLONGER DE QUELQUES ANNÉES L’ESPÉRANCE DE VIE EN BONNE SANTÉ 

La Société du Vieillissement est fragile, d’un côté elle peut être épanouissante et harmonieuse, de l’autre, si elle réduit fortement la place faite aux jeunes, les taux de fécondité chutent et toute la société plonge dans une angoisse de mort. 

3) Au-delà de la réforme des retraites, une politique globale 

Le vieillissement est un phénomène global, et ne pourra jamais être abordé en traitant les problèmes de retraite, concentration des patrimoines, santé et dépendance séparément, par des systèmes différents. Par exemple, parler de la retraite n’a pas de sens, il y a des trajectoires très différentes et plus d’inégalités dans les revenus et les patrimoines entre les retraités qu’entre les actifs. 

En essayant de comprendre à partir de 20 critères comment rapprocher les régimes de retraite, nous pensons que la difficulté est considérable et qu’il faut du temps et de l’argent ; il faut au minimum 15 ans pour aligner toutes les retraites sur un régime universel qui serait en réalité celui des salariés du privé. Pour un régime universel (et non pas unique), il faut aussi tenir compte de la pénibilité du travail et aussi raisonner en termes d’inégalités d’espérance de vie. 

Le casse-tête des quatre grandes familles de retraite :

Autre grille de lecture, la Société du Vieillissement ne tient pas si elle n’est pas marquée par plus d’aides, d’entraides et de bénévolats. Passer un tiers de sa vie à ne rien faire est absurde et suicidaire. Toutes les études montrent que le bénévolat, l’activité socialisée ont des effets très marqués en termes de santé et de retard dans la perte d’autonomie. Le problème est que souvent les engagements associatifs sont le fait des CSP+. Pourtant, les CSP plus modestes qui ont une vie associative en retirent encore plus de bénéfices de santé et de bien-être. Nous proposons donc d’organiser les choses pour que les retraités soient systématiquement engagés dans des associations. Les besoins sont considérables (éducation, santé, environnement, développement…) et les bénéfices sont autant pour l’individu que pour la société. Il faut l’organiser par des formations adaptées. 

Ce que nous proposons, c’est non pas une société de retraités, mais une société d’activités continues permettant l’émergence de la prospérité et du bien-être à toutes les étapes de la vie. 

Cette activité n’est pas qu’altruiste, elle passe par un souci de soi qui résume le besoin avec l’âge tout à la fois d’une hygiène de vie, de développer des activités réflexives (méditations…) et surtout, surtout de continuer à acquérir des connaissances. 

4) Cinq propositions pour une Société du Vieillissement harmonieuse 

1- Favoriser la convergence des régimes de retraite. Régime de retraite épargne collective obligatoire entre 2 à 3% de tous les revenus. Maintenir un pouvoir d’achat évolutif des retraites. 

2- Favoriser les activités socialisées des seniors et développer une société d’activités avec par exemple, trois mois de formation gratuite à l’université pour les retraités (formation au travail associatif et à l’économie sociale) et/ou des avantages (points retraite ou fiscalité) pour les retraités bénévoles. 

3- Favoriser la prévention des maladies chroniques et améliorer les conditions de travail et développer la culture du « souci de soi » 

4- Développer une société d’aide, en augmentant les moyens en faveur de la perte d’autonomie avec une assurance dépendance obligatoire et un effort majeur dans l’investissement pour développer un statut des aidants et des lieux d’accueil de proximité. 

5- Favoriser la possibilité pour les ménages de vendre leur biens immobiliers tout en en conservant l’usage à vie pour détendre leurs contraintes financières et leur permettre d’aider leurs enfants ou petits-enfants à se loger ou créer des entreprises.